[RP] Au Palais présidentiel

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[RP] Au Palais présidentiel

Message par Babadou le Jeu 1 Déc - 19:01

WAR NEVER CHANGES



Le sénateur Richarson se tenait au milieu du Bureau présidentiel, s’appuyant sur sa canne en bois d’acajou. Sa barbe grisonnante donnait au politicien un air de patriarche rigoureux. C’est avec une voix rugueuse qu’il proclama devant l’assemblée de secrétaires, de dignitaires et face au Président.

« On fait quoi ? Qu’est-ce que je dis à la commission du Sénat ? Faut-il évacuer Nouvelles Bruges ? Vous êtes tous conscients qu’on ne déplace pas deux millions de personnes comme ça ? »

Agathe Levason, la Secrétaire d’Etat aux Affaires compliquées, une forme de ministère chargé de tous les dossiers trop chauds et complexes pour les autres secrétaires d’Etat, observa avec calme le sénateur endurci par quatre mandatures. Levason lui répliqua avec son calme olympien habituel.

« Une évacuation ne sera pas nécessaire. J’ai déjà informé le Président que les vents porteront le Fallout vers l’Atlantique. C’est bien dommage pour les poissons, mais nous devrions être à l’abri du pire, nous et la plus part des habitants des Caraïbes. »

Richarson ne se satisfaisait pas de ce rapport. Oui, c’était une bonne nouvelle, mais la situation était généralement catastrophique. La guerre des Européens était entra d’embraser le globe. La plus riche des cités du Nouveau Monde venait d’être rasée avec une arme atomique! Le principal pôle économique du continent était plus qu’un amas de gravats. On avait dû fermer la Bourse de Nouvelle Bruges et les premiers effets se ressentaient sur le cahier de charge des manufactures erathienne. Et maintenant, la Serpentia entrait en jeu. Soit elle permettra de calmer les ardeurs meurtrières des protagonistes, soit elle provoquera par son intervention la généralisation du conflit. Le sénateur ajouta donc.

« Et sinon ? Nous n’allons pas attendre qu’une autre bombe tombe ?! Imaginez qu’elle frappe en Floride ? On n’a pas les hommes pour tenir la frontière si des millions de refugies forcent le passage. »

Jean Lafayette, Président de la Confédération, n’avait pas encore pris la parole. Cela n’avait pas été nécessaire. Après trois ans en fonction, il commençait à comprendre comment se jouer les rapports de force dans ce palais. Nonobstant, le moment était venu de rassurer le sénateur Richarson et ainsi d’éviter une crise de  panique au Sénat. Le chef d’Etat s’adressa au sénateur Richarson avec fermeté.

« Nous sommes entra de nous préparer à ce scénario. L’Armée est entra de défricher des terrains pour pouvoir rapidement construire des camps de refugies si la Floride devait sombrer dans l’anarchie. On tentera de faire passer le plus grand nombre de refugies avant de fermer la frontière. Si nécessaire, on minera le passage vers la Floride, mais cela sera une mesure d’ultime recours. J’espère que cela rassure la commission ? »

Ce n’était pas une question et Richarson le savait. Il murmura quelque chose d’incompréhensible dans sa barbe, s’inclina devant le Président et sortit du Bureau. Un problème de moins, pensa le président Lafayette. Il restait qu’à espérer que les Européens ne rasaient pas encore une autre capitale américaine dans les jours à venir.
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